Vendredi 5 décembre 2008

Les Copains D'abord.
Tous à Garalo.

Cette chansonnette fut écrite un peu chaque jour, tout au long du périple, pour souligner notre volonté d’aller au bout. Elle avait pour but de raconter nos péripéties, et surtout elle me permettait, à titre personnel, de m’amuser un peu à nos dépens quand ce n’était pas toujours rose. Chaque jour ou presque j’ajoutais un couplet en fonction de ce qui arrivait. Personne, à part Bernard qui roulait avec moi, et Monique ou Pascal qui m’entendirent composer un ou deux couplets, ne la connaît. Je la chanterai à Valframbert, si on le veut bien, lors de notre prochaine réunion.

 

Voici donc, sur l’air des « Copains d’abord » de Georges Brassens, « Tous à Garalo ».

 

 

Non nous n’étions pas des champions

De la conduite de camions

Nous menant tous à Garalo

                      Tous à Garalo

Nous faisions un grand tintamarre

En faisant gaffe, en criant gare

En criant « Tous à Garalo »

               « Tous à Garalo ».

 

Les autos ont tenu le coup

Certains roulaient comme des fous

D’autres encore l’étaient un peu

                      Ils l’étaient un peu

A la radio pour qu’on se marre

Ils disaient des bêtises rares

En criant « Tous à Garalo »

               « Tous à Garalo ».

 

On a conduit jusqu’à Tanger

Jusque là ça s’est bien passé

Et là on s’est tous fait coincer

               On s’est fait coincer

Mais Nassé nous a délivré

En vrai sauveur il arrivait

En criant « Tous à Garalo »

               « Tous à Garalo ».

 

Quand on a vu Casablanca

On a rencontré Malika

Elle nous a offert un bon thé

                  Offert un bon thé

Et on est reparti fissa

Pour aller dans l’désert plus bas

En criant « Tous à Garalo »

               « Tous à Garalo ».

 

Il a fallu rouler beaucoup

En ayant soif, sans boire un coup

Pour qu’on en vienne à la frontière

                       Vienne à la frontière,

Mauritanie s’est bien passée

Sauf quand les pneus étaient crevés

Il a fallu en racheter

     Pour voir Garalo.

 

C’est en entrant sur le Mali

Qu’on a coincé, on était pris

Nassé n’a pas pu nous sauver

                N’a pu nous sauver

Ce jour là Pascal est parti

On a pleuré, on n’a pas ri

On criait « Tous à Garalo »

               « Tous à Garalo ».

 

On est allé à Bamako

Dernière étape pour Garalo

Mais on n’avait plus nos camions

             N’avait plus nos camions

On a donc vu la capitale

On était à l’hôtel mais sales

On voulait être à Garalo

                 Etre à Garalo.

 

On s’est lavé, on a mangé

Toute la nuit on a dormi

Dans la piscine on a nagé

                     On y a nagé,

Puis on est reparti dimanche

Dans le bus on n’a pas conduit

On allait tous à Garalo

             Tous à Garalo.

 

On revenait sur Bamako

Bernard repartait aussitôt

On a pu sortir six voitures

             Sortir six voitures

Le lendemain en restait trois

Il nous fallu tout une soirée

Pour les amener à l’hôtel

                    Pas à Garalo.

 

10°

Y’avait des permis de sortie

Quand de la douane on est parti

Mais on pouvait pas circuler

             Pouvait pas circuler

C’était encore un jour perdu

Pour rejoindre les autres au but

Pour être tous à Garalo

             Tous à Garalo.

 

11°

Il nous fallu encore un jour

Pour prendre des billets d’retour

Au distributeur y’avait pas d’sous

                       Y’avait pas de sous

On a fini par en trouver

En courant loin tout essoufflés

C’était trop tard pour Garalo

                  Tard pour Garalo

 

12°

Enfin on quitta Bamako

Au petit jour, c’était très tôt

Pour porter tout à Garalo

                  Tout à Garalo

On repartit pour Koutiala

On avait prévu de coucher là

On était loin de Garalo

            Loin de Garalo.

 

13°

Pour la 4° fois la piste

Nous fit sauter comme des artistes

Vers Koutiala et vers Ségou

                Koutiala et Ségou

On allait revoir nos pompiers

Et faire un tour sur le Niger

On allait loin de Garalo

              Loin de Garalo.

 

14°

Des amis j’en ai vu beaucoup

Mais les seuls qui aient tenus le coup

Qui affrontaient les vents, le sable

                       Les vents et le sable

Je les ai vus dans ces camions

Sous le soleil et dans les rires

Foncer tout droit vers Garalo

                   Droit vers Garalo.

 

15°

Si un jour la tristesse me vient

Que la mélancolie me tient

Je penserai à ce convoi

           Oui à ce convoi

Qui nous mena de Valframbert

Et nous mena là bas au loin

En criant « Tous à Garalo »

               « Tous à Garalo ».

 

Par IDCG
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