Mercredi 26 novembre 2008

25 novembre 08.



 Lever 8h. Pour la 1° fois depuis mon départ, j’ai pu faire une nuit complète. Je me réveille en pleine forme et la douche du matin évacue de mon esprit les dernières traces de la nuit.


Au petit déjeuner nous parlons aux Anglais que nous avons vus hier soir. Ils sont partis presque comme nous pour aller à Tombouctou, avec comme nous du matériel médical. 2 camions et une camionnette sont de leur voyage et nous sommes ce matin à la même table.


Eux sont partis le 8 novembre et nous passons un très bon moment à nous raconter nos différentes péripéties. Comme nous ils ont été bloqués à Tanger, mais 4 jours. Voyant que cela durait ils ont pris l’option de fermer les véhicules sur le quai, là même où nous étions, et ils sont partis en week-end 3 jours au bord de la mer pour se détendre. Il paraît qu’ils se sont baignés et qu’ils ont passé un des meilleurs moments de leur vie dans un village du bord de mer et on peut voir la nostalgie qui flotte dans leurs yeux au moment où ils évoquent ce souvenir. Quand ils sont rentrés ils ont réussi à joindre un membre local du Rotary qui leur a débloqué la situation en moins de 4h. Efficiency, efficiency, toujours aussi efficaces ces british !
Quant à la frontière du Mali ils n’ont eu aucun problème et sont passés comme une lettre à la poste.


Lors des présentations nos rires s’amplifient à mesure que nous comprenons que les deux organisations sont semblables, avec des responsabilités et des compétences identiques.


Leur mécano, Gerald, et La Durite s’échangent leurs adresses d’autant que Gerald vient régulièrement au Mans et qu’il est passionné de vieilles voitures. Leur paysan s’appelle John, qu’on présente à Dominique. Ils parlent des vaches qu’ils ont vues et des différences entre les races, de leurs adaptations, etc.… Leur trésorier c’est Alan et il rit avec Picsou de voir qu’ils ont été confrontés aux mêmes situations, aux mêmes besoins de change, aux mêmes décisions par exemple de ne pratiquement pas acheter de gasoil eu Mauritanie à cause du coup élevé pratiqué dans le pays. Carl le médecin parle avec Jean-Philippe. Et l’on constate là encore d’étonnantes similitudes puisque les deux sont fondus d’ULM. Carl a d’ailleurs expliqué avec des yeux d’enfant émerveillé son survol du Niger et d’autres fleuves ou deltas lors de voyages précédents. Ce toubib nous amusera beaucoup en racontant ses déboires d’ornithologue. En effet ce  spécialiste des oiseaux les observe constamment avec des jumelles et il lui arrive de se faire arrêter parce qu’il les utilise à tout bout de champ. Ca lui est arrivé par exemple au Darfour où, en plein conflit, il a été pris pour un type bizarre, voire douteux, les jumelles en mains, examinant les alentours. Heureusement qu’il a une documentation conséquente sur les oiseaux sinon il ne serait sans doute pas ressorti facilement des postes où il s’est retrouvé embastillé à l’occasion.
Ne restent que le chef de mission Roger qu’on présente à Nassé et le bloggeur, Arthur avec qui je sympathise aussitôt.

On se souviendra que la veille au soir 6 véhicules sont sortis de la douane. Ils n’ont pas le droit de rouler mais juste celui de sortir de l’enceinte où ils étaient et ils restent administrativement sous douane là, dans la cour de l’hôtel.
Nous profitons de ce matin de désœuvrement pour  répartir les affaires dans les véhicules en fonction des destinations prochaines. Les affaires de Marie-Claire par exemple sont réparties dans les ambulances qui iront avec elle sur Ségou.
En fait il y a trois ensembles à récréer. Les cartons qui doivent rester à Bamako et qui sont destinés à des associations locales. On en fait un tas que ces associations viendront d’ailleurs récupérer ou que nous leur livrerons. Ensuite on a tout ce qui part vers Kouchala et Ségou avec Marie-Claire et qui est rassemblé dans les ambulances en attendant que son Range Rover soit libéré pour qu’ils y aillent à trois voitures, d’autant que les ambulances sont destinées aux pompiers de Kouchala. On a enfin tout ce qui part pour Garalo et qui constitue l’apport originel de Nassé et de nous tous à son village natal.


Pendant le déchargement / rangement La Durite m’a demandé de rattraper mon retard dans la rédaction du blog, ce que j’ai fait en partie. Segnin et Simon sont, pour leur part, allés faire trempette. Quand ils sont revenus tout était fini.


L’après-midi se passe en ballade pour certains et à éviter la morsure du soleil pour les autres. A 16h un coup de fil de Nassé nous dit : « Ca avance ». Quoi ? Comment ? Nous n’en saurons pas plus.


Dans la fin d’après-midi, Nassé, toujours par téléphone, nous dit qu’il faut aller de toute urgence chercher les voitures qui restent. Ce sont cette fois les jeunes qui y vont, avec Marie-Claire la pauvre, qui est encore une fois bloquée par le système qui devait l’aider. Les jeunes foncent vers la douane et c’est en arrivant sur place qu’ils se rendront compte… qu’ils ont oubliés les clés des voitures à l’hôtel. Seule Marie-Claire a pris les siennes. Nassé nous fait renvoyer son chauffeur à qui nous donnons les clés. Heureusement que nous sommes à l’hôtel à ce moment là. Ras la casquette d’attendre et nous partons en ville pour dîner. Nous nous rendons au « Bafing » que nous avons découvert ce midi et qui est un bon restaurant africain. Nous y avons mangé une spécialité qui est une sorte de couscous de graine de Fonio servie avec un poulet grillé qui était assaisonné d’une sauce à la cacahuète. Un mélange de sucré et de salé très agréable au goût, le tout étant bien évidemment arrosé d’une bonne bière fraîche.


Ce soir nous essayons une autre spécialité tout aussi agréable au goût. Ce sont des brochettes de viande avec de la banane frite. C’est la première fois que nous mangeons du bœuf et cela nous change.En sortant décision est prise de sortir en boite, la fameuse boite découverte la veille par Patrick et Claude, et où, paraît-il, les filles sont superbes. Mais je suis crevé et le chauffeur me ramène à l’hôtel en rentrant chez lui. A l’hôtel je constate que Nassé et ses ouailles sont arrivés, et qu’ils sont à table, sauf Marie-Claire qui est déjà repartie rejoindre ceux que je viens de quitter. Je prends la clé et je m’écroule après une dernière douche. Les autres rentreront vers 2h du matin. Il paraît que je ronflais déjà comme un sonneur.

Par IDCG
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