Mardi 18 novembre 2008
Dimanche 16 novembre 2008.
Vers 5h HL un bruit d’enfer nous réveille, on croirait un moulin à café des années 50. Et ça dure,  mais ça dure, incroyable. Du coup je me réveille complètement et moi qui en temps normal peut dormir n’importe où, je ne peux me  rendormir et je me lève.  Je constate que Bernard en fait autant alors que Simon coince la bulle comme un enfant. Dans la pièce d’à côté dorment Dominique, Geneviève, Brigitte et Monique. Dans une autre pièce dorment Jean-François et Totor. Quand cesse le bruit qui nous a réveillés nous entendrons un ronflement sonore provenant de la chambre des filles sans pouvoir en identifier l’auteur. Nous partons voir aux camions si quelqu’un est debout et nous constatons que Nassé s’éveille dans le camion blanc. La nuit est légèrement nuageuse, mais on distingue nettement la grande ourse dans une trouée. Tout est calme et serein. Aucun camion ne ne passe sur la route. Les chiens me regardent passer, indifférents. Pascal lui aussi sort de son camion et va se laver avec une bouteille d’eau minérale. Il est suivi peu après par la durite, puis par Picsou.
Autant la nuit fut chaude et moite et l’air collant à l’intérieur, autant la fraicheur du dehors nous est un bonheur. Ce ne sont pas les « Douceur, calme et volupté » du poète, mais fraicheur de l’air et silence du désert qui nous entourent.
Puis d’un coup trois personnes entrent avec leurs transistors desquels émanent des mélopées exotiques. La vie renaît, apportant ses bruits et ses troubles.
Faisons un petit point sur la santé du groupe. A part Daniel qui continue d’être bien un jour et pas très bien le lendemain, tous ceux qui étaient un peu vaseux vont bien. Espérons que notre état général continuera d’être aussi bon. Il est en tous cas meilleur que je pensais.
6h30 HL nous partons après le thé rituel et c’est là que nous découvrons un Daniel en pleine forme. Nous l’entendons blaguer à la radio comme aux premiers jours. C’est super plus personne n’est malade.
Lever du soleil vers 7h10 HL. C’est à ce moment que je vire par la fenêtre un passager clandestin. Une grosse blatte s’était invitée. Sans doute était-elle entrée avec l’un nos sac à dos pendant la nuit. Si ça tombe nous en trouverons d’autres emballées dans nos sacs en les ouvrant ce soir.
Ca y est, le soleil est visible à l’orient. Il va éclairer ce dimanche et inonder de lumière le voyage jusqu’à ce soir.
Deux ânes en liberté errent le long de la route. Au moins ceux-là sont-ils vivants.
7h30 HL. Panne de gasoil sur le camion. L’électricité était coupée à la station parce que le groupe électrogène l’était aussi. Nous n’avons donc pas pu faire le plein. Heureusement que le stock de 400 litres embarqué hier va nous permettre de redémarrer. Pendant qu’on refait le plein, ceux qui se dégourdissent les jambes remarquent les énormes concrétions de coquilles saint jacques dans les pierres alentour. Ces sables et pierres tapissaient le fond de la mer dans les temps anciens.
Il fait encore frais mais dans pas longtemps ça devrait être un four. Comme nous n’avons pas pu nous laver, nos transpirations du jour s’additionnent aux moiteurs d’hier. Personnellement j’ai les cheveux gras et poisseux. Le jean aussi est dans un drôle d’état. S’il ne tient pas « debout tout seul » comme on dit, il ressemble quand même de plus en plus à une serpillère mal rincée.
Par IDCG
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